Le Grand Jacques dans les vents - Vendredi 8 juin 2018

Le Vendredi 8 juin Au théâtre des Treize Vents à 18H00 (précise...)
Entrée gratuite


La soirée «Le grand Jacques dans les vents»
Au programme, une conférence dédicace, une assiette à déguster entre amis, un spectacle « L'échappée Brel »

A 18H00
En exclusivité en Lot et Garonne !
Conférence débat «La fabuleuse histoire du Grand Jacques aux Marquises »
Animé par Fred Hidalgo, journaliste écrivain.
Vente et dédicaces du livre «L'aventure commence à l'aurore (aux éditions Archipel)».
Entrée gratuite.

Une chanson peu connue du Grand Jacques : https://youtu.be/rWJFnhnUtxY

19H30
L'entre deux : Afin de patienter entre la conférence et le spectacle « L'Echappée Brel », les 13 Vents vous propose une assiette dégustation (sur réservation uniquement).
La terrasse vous attends (sauf pluie non prévue à ce jour...) .
Fred Hidalgo, le journaliste conférencier et les artistes de la soirée (Jonatan Saissi, Fabienne Balancie et Christian Laborde) seront aussi parmi nous pour partager autour de la vie du Grand Jacques.

Une assiette de charcuterie avec fromage, dessert et un verre de vin pour 10€ seulement !!

C'est comme un refrain ou une « valse à mille temps »...

20H30
L’Echappée Brel.
Jonatan Saissi

Vendredi 8 juin 2018
20.30 H - 16 € et 14 €
Spectacle musical
C’est l’aventure de Jacques avec les chansons de Brel, mais ce n’est pas l’histoire de Jacques Brel.
Juste une histoire d’amour que trois âmes, un peu égarées, le temps d’une représentation, vont nous restituer.
Avec leurs notes et leurs mots, leurs rires, parfois leurs larmes mais toujours avec espoir.
De Bruxelles à Varsovie, d’Amsterdam à Paris, de Madeleine à Mathilde ou de Frida à Margot, c’est un tour du monde comme un tour de femmes que ce spectacle nous raconte.
Une quête de soi et de l’autre où la passion triomphe !

Mise en scène et chant : Jonatan Saïssi.
Guitare : Christian Laborde.
Piano et accordéon : Fabienne Balancie-Argiro.

Fred Hidalgo :

 

Fred Hidalgo a voué l’essentiel de sa vie professionnelle à la chanson francophone. Journaliste, il a créé et dirigé plusieurs journaux entre 1974 et 2009, dont un quotidien national en Afrique et deux titres musicaux de référence, le mensuel « Paroles et Musique » et la revue « Chorus » ; éditeur, il a suscité et publié nombre d’ouvrages sur la chanson, dont la fameuse table ronde entre Brel, Brassens et Ferré. Il anime aujourd’hui le blog « Si ça vous chante ».

Pour en savoir plus : http://fred-hidalgo.fr

La conférence : La fabuleuse histoire du Grand Jacques aux Marquises 

Entre autres et pour mémoire

En complément de son livre Jacques Brel, l’aventure commence à l’aurore, Fred Hidalgo propose une conférence sur « le voyage au bout de la vie » du Grand Jacques, du jour où il largua les amarres de son voilier l’Askoy au port d’Anvers jusqu’au jour où la population d’Hiva Oa l’accompagna à sa dernière demeure. Une période peu connue au cours de laquelle Brel fit de sa vie l’égale de son œuvre : un chef-d’œuvre.

Le livre : L'aventure commence à l'aurore (Editions Archipel)

«Je suis un mort encore vivant », avait-il prédit dans une de ses chansons. Cela fait pourtant trente-cinq ans que Jacques Brel nous a quittés, le 9 octobre 1978. Non pas de ce « mal mystérieux dont on cache le nom », comme disait son ami Brassens, mais d’une embolie pulmonaire après que, traqué par les paparazzi, Brel eut attrapé froid… Le 8 avril précédent, il avait célébré ses 49 ans aux Marquises en signant un bail à vie pour un terrain où il comptait bâtir « sa » maison. Fred Hidalgo est parti sur ses traces et dans son sillage, du Plat Pays jusqu’en Polynésie, pour y reconstituer ses trois dernières années.

L’aventure commence à l’aurore, sur les rives de l’Escaut, en juillet 1974. Elle s’achève moins de quatre ans et demi plus tard, en octobre 1978, à Hiva Oa, une terre « posée sur l’autel de la mer ». C’est cette période, extrêmement et regrettablement méconnue, que retrace cet ouvrage. Non pas une biographie, mais un récit d’aventures, riche en anecdotes et en informations inédites, qui se déroule pour l’essentiel dans les mers du Sud. Pas un livre non plus sur le chanteur Jacques Brel, mais un document consacré surtout à son parcours de navigateur au long cours et de pilote au grand cœur.

L’histoire passionnante, et souvent émouvante, d’un voyage qui va le mener au bout de la vie. Un voyage de quatre ans, deux mois et vingt-trois jours exactement – entrecoupé d’une opération (dont il sortira amputé d’un poumon) et de l’enregistrement de son dernier album –, du jour où, au faîte de la gloire, il décide de quitter les planches et les plateaux de cinéma pour un tour du monde à la voile, jusqu’à celui qui verra la population d’Atuona l’accompagner à sa dernière demeure, en plein Pacifique, aux côtés de Paul Gauguin.

La genèse : (extraits tirés du blog de Fred Hidalgo.)

Au départ, mes amis de Si ça vous chante (le blog) le savent bien, j’étais parti sur les traces du Grand Jacques jusqu’en Polynésie, sans idée préconçue et surtout sans autre objectif que de faire un beau voyage, rêvé depuis trente ans, et d’en proposer ici le reportage. On est partageux ou on ne l’est pas, moi je ne sais pas aimer sans partager. ...

Une fois sur place, nous avons découvert ce que nous ne soupçonnions pas, du moins pas à ce point-là ! Non, impossible d’imaginer à quel point Jacques Brel a marqué l’histoire des Marquises, où l’homme, on ne peut plus simple et modeste que les habitants d’Atuona croisaient chaque jour dans les rues du village, est devenu aujourd’hui un mythe. En fait, « il l’était déjà de son vivant », m’a assuré son ancien imprésario et fidèle ami Charley Marouani, impressionné par le chagrin profond des autochtones le jour où ils l’accompagnèrent à sa dernière demeure, là-haut, au cimetière du Calvaire, tout près de Gauguin. Après le Grand Tiki d’Hiva Oa, effigie géante d’un ancien dieu des Marquisiens, le Grand Jacques d’Atuona... Et ce qui devait n’être qu’un reportage ponctuel, sur les lieux où le « géant » Belge, « flamand et d’origine espagnole », vécut les dernières années de sa vie, s’est transformé au retour de ce long séjour en Polynésie, en feuilleton à suivre, plusieurs mois durant ; à suivre… et suivi à chaque épisode par davantage de lecteurs. Avides d’en savoir plus, réclamant impatiemment la suite et laissant des commentaires passionnés.  

Un « feuilleton » parce que je ne savais pas – je ne pouvais pas ! – résumer, expédier, en un seul sujet le portrait qui s’est esquissé puis dessiné très vite sur place, d’un homme au comportement vraiment et définitivement extraordinaire. À l’écoute des autres bien que grande gueule, au service des autres l’air de rien… mais prêt, toujours, à affronter les éléments pour effectuer avec son bimoteur des évacuations sanitaires d’urgence ou transporter jusqu’à Papeete, distante de 1 500 km, des femmes dont l’accouchement risquait d’être délicat… Toujours de façon désintéressée, bien sûr, et toujours bénévolement, est-il utile de le préciser ? Sans parler du reste, du courrier postal, du ravitaillement en vivres et en médicaments, de son engagement dans le développement sanitaire et culturel d’Hiva Oa… Si ça n’est pas de l’altruisme, tout cela, de la fraternité comme on en manque tant aujourd’hui, qu’est-ce donc ?! « Quand on n’a que l’amour / À s’offrir en partage… » Bref ! Bien que s’étant étalé sur quinze épisodes, le « feuilleton » a dû faire l’impasse sur de grands pans de cette vie si méconnue d’un homme qui n’a jamais tant mérité qu’aux Marquises son surnom de « Grand » Jacques, et j’ai dû me résoudre, au prix d’une terrible frustration, à « rentrer chez moi » le cœur en déroute et quantité d’anecdotes et de témoignages sous le bras.